Glissées au milieu de la 3e page du communiqué d’annonce, cinq petites lignes n’ont pas manqué de détonner. Il y est en effet annoncé qu’«au regard de la situation financière saine de RTL Group, la direction a décidé pour le moment de ne pas poursuivre la transaction de vente et de cession-bail de ses nouveaux bâtiments à Luxembourg (RTL City)».

La finalisation de cette transaction était initialement prévue dans le courant du deuxième trimestre, comme cela était mentionné dans le rapport annuel 2016 de RTL Group publié en avril dernier.

Un accord avait pourtant été annoncé comme ayant été conclu le 26 octobre 2016 pour la cession de Media Properties (filiale à 99,7% de RTL Group), propriétaire des locaux. «Le produit de la vente de Media Properties s’élève à 154 millions d’euros et générera un gain en capital d’exploitation estimé à 60 millions d’euros», est-il indiqué dans le rapport annuel.

Changement brutal de cap, donc, le groupe annonçant, ce mercredi, l’arrêt de la transaction. «La direction est confiante qu’une vente ultérieure assurera une meilleure valorisation de ces immeubles», est-il précisé dans le communiqué diffusé ce mercredi.

MISE A JOUR Contacté par Paperjam.lu, RTL Group précise qu’il était concrètement confronté à deux options: «soit poursuivre la transaction de vente de RTL City ou vendre nos biens immobiliers situés dans la Rue Bayard à Paris, comme RTL Radio (France) quittera la Rue Bayard pour se rendre à Neuilly-sur-Seine. La transaction des biens immobiliers situés à Paris étant plus attractive, et le déménagement à Neuilly étant en cours, nous avons procédé à la vente des biens immobiliers parisiens».

Ce déménagement de la radio française est planifié pour le premier trimestre 2018. RTL Group a signé un accord exécutoire pour vendre ses biens immobiliers de la Rue Bayard pour 113,9 millions d’euros et recevra 85% de la somme (soit 96,8 millions) d’ici à la fin de l’année. «En conséquence, RTL Group s’attend à un impact positif substantiel de la vente sur l’Ebitda au second semestre 2017.»

On peut ainsi interprétér l’arrêt de cette transaction à Luxembourg comme une façon d’espérer un impact positif sur l’Ebitda étalé sur deux exercices et non pas concentré sur un seul.
Par Jean-Michel Gaudron